Grossesse

Qu'est-ce que la dépression post-partum ?

Qu'est-ce que la dépression post-partum ?



We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

"Depuis que mon bébé est né je pleure tout le temps, est-ce une dépression post-partum ?" Anna Roy, sage-femme libérale et hospitalière à Paris, répond à la question de Mélina.

  • Grossesse et accouchement déclenchent des bouleversements hormonaux pouvant causer de véritables tsunamis émotionnels.
  • Grand moment de joie, la naissance d'un enfant génère aussi certaines perturbations du comportement chez la maman ! Celle-ci se met à pleurer, à rire sans savoir pourquoi. Elle est en prise avec une labilité émotionnelle (instabilité, changements d'humeurs) due à la nouveauté de la situation, à la fatigue, et surtout à la chute de l'imprégnation hormonale qui l'a gouvernée durant toute la grossesse.
  • Ce phénomène, tout à fait normal survient généralement trois jours après la naissance de l'enfant. C'est ce qu'on appelle le baby-blues. Il est plus ou moins marqué selon les femmes. Il peut durer une quinzaine de jours. Au-delà, si la tendance à pleurer, les changements d'humeur persistent, on considère que la mère peut être en train de faire une dépression dite du post-partum.
  • Il n'y a rien d'anormal à se comporter tel " Jean qui rit " et " Jean qui pleure ", après la naissance d'un enfant. Il faut s'adapter à cette nouvelle situation et surtout laisser à son corps le temps de trouver un nouvel équilibrage hormonal.

Quand le baby-blues devient dépression post-partum

  • Passée la période du baby-blues, environ 15 jours après l'accouchement, il convient de s'inquiéter et d'en parler avec la sage-femme ou l'obstétricien. Surtout si la jeune mère pleure tout le temps, ne se sent pas à la hauteur avec son bébé, est abattue, sans motivation… Il peut s'agir d'un début de dépression du post-partum. Selon le seuil de fragilité, la jeune mère pourra être orientée vers un psychologue, ou encore vers un pôle mère-enfant. Dans certains cas, cette situation nécessite parfois une période d'hospitalisation.

Quelques conseils

  • Ne vous isolez pas, parlez à votre entourage de la situation
  • Consultez le médecin ou un professionnel de santé en qui vous avez confiance
  • Ayez une alimentation saine et équilibrée
  • Ne vous sentez pas coupable et acceptez l'existence d'une dépression
  • Sachez accepter l'aide extérieure pour prendre soin de votre bébé, s'occuper de votre maison…
  • Ne vous mettez pas la pression et acceptez que vous n'êtes pas une mère parfaite (personne ne l'est)
  • Profitez de chaque instant où votre bébé dort pour vous reposer et vous détendre

Propos recueillis par Frédérique Odasso

 

Anna Roy est l'auteur de Bienvenue au monde, confidences d'une jeune sage-femme (éditions Leduc)